Finalement, j’ai donné ma dem et ça a été le plus gros soulagement de l'année, comme retrouver ma liberté. J’ai même pas eu besoin d’y réfléchir longtemps puisque en janvier je l’avais déjà à moité fait. Pour pas foutre la m... j’avais renouvelé mon contrat d'un an. Finalement, je n'étais pas si mariée que ça à ma boite. Finalement, j'ai meme de la chance de ne pas etre passée chez le notaire pour cette histoire d'accionariat.
Fin septembre, je rentre en France. Ça va être un gros choc pour moi. Ça fait 6 ans déjà que je suis « expatriée ». Il va falloir se remettre au gout du jour, arrêter de fumer, retrouver les vieux amis, dépenser moins, payer des impôts, chercher du boulot, etc.
J’ai entendu tellement de fois «Mais tu rentreras jamais en France !», « Tu feras ta vie à New York ». etc... Ben, non ! J’ai jamais eu envie de ça, en fait. On dit ça pour se la péter un peu à 25 ans. « Ouais, je vais m’expatrier, la France c’est trop moisit, ya pas de boulot ». Mais finalement, c’est drôle de voir que la plupart d’entre vous pensiez vraiment que ces années en Espagne et à Hong Kong m’auraient endurcies au point de ne plus pouvoir concevoir une vie simple, belle et tranquile dans le Sud de la France ? Attention, je suis des Landes moi aussi. Moi aussi j’aspire à rentrer chez moi, comme tout le monde je crois. Et je suis une femme aussi, pas un légionnaire.
Cet oncle "d'Amérique" qui ne vivait que pour voir le Lac Titi Cata, la Xishuanbanna, et l’Amazonie, célèbre conférencier et navigateur des années 80 m’avait bien dit que l’on revient toujours. Mais aujourd’hui cela a t’il encore un sens pour moi de traîner mon sac-à-dos ? De faire stresser maman ? De delaisser mes proches ? Et l'amour dans tout ça ? Le vrai amour ?
Lorsque les rêves de jeunesse se sont accomplis, il ne reste qu’un immense désir, celui de revenir sur mes terres, voir mes proches et crier haut et fort combien je les aime. Nelly se marie, Steph, Gwen et Val sont enceintes... mais surtout, Eric m’attend. Je l'aime, il m'attend pour m'aimer, alors repartir un jour, oui, mais ne plus jamais rien faire sans lui.
ÉRIC, MON ÉRIC. Mon cerveau ne fonctionne plus normalement d’ailleurs. Il me dit sans arrêt: Eric, Eric, Eric, Eric, Eric, Eric, Eric, Eric, Eric, Eric, Eric, Eric. De temps en temps, j’essaye de le faire alterner. « Eric », « Sabine, t’as pas du boulot ? », « Eric », « Sabine, t’as pas du boulot ? ». Je l’aime de toutes mes forces et je suis plus heureuse que jamais.
Hello !!!!
bravo pour ta decision, tes projets et merci pour cette belle note qui met en joie en ce debut de semaine.
J'imagine que l'ete se profile bien rooooooooose !
bisous
Belle décision !!
Tous ceux qui t'attendent ici ne peuvent qu\\\'avoir la même réaction en lisant ces lignes. Un grand sourire devant son écran, et en tête, qu'une seule pensée : -"Cool, chouette, Chic, Giga, Extra !!!!!" .
A bientot bise
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